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1. ACTUALITÉS LE SILLON BELGE 1/12/2017 8 - www.sillonbelge.be C e sont 150 jeunes, venus prin- cipalement d’écoles agri- coles, qui étaient rassemblés à Ciney pour assister aux différents ateliers proposés. La journée répon- dait à une constatation du secteur d’un déficit dans la formation au ni- veau de la comptabilité, de la ges- tion du temps de travail et de la main-d’œuvre. Au programme du jour : une activité pour mieux se connaître, des ateliers pour définir les éléments auxquels faire atten- tion avant de se lancer, une pièce de théâtre traitant de la vie des agri- culteurs, et des rencontres avec des jeunes ayant osé franchir le pas. En introduction, Guillaume Van Binst, de la Fja, a rappelé le contexte actuel et les principaux problèmes auxquels sont confrontés les jeunes souhaitant se lancer dans l’agriculture. « Vous vous en doutez, la situation n’est pas rose », dé- bute-t-il. « On assiste globalement à une dimi- nution du nombre d’agriculteurs corrélée à une surface agricole utile relativement stable. Bref, un agrandissement des exploitations. Autre constat : de moins en moins de jeunes agricul- teurs s’installent, que ce soit par reprise ou créa- tion. Seulement 9 % des agriculteurs ont moins de 40 ans, 4,4 % ont moins de 35 ans alors que 55 % ont plus de 55 ans ». Des difficultés pour s’installer Le premier facteur problématique présenté par Guillaume Van Binst est la Pac, qui offre un « marché mondialisé caractérisé par une insta- bilité et une volatilité extrêmement préjudi- ciables aux agriculteurs et singulièrement aux jeunes ». La Fja voit en la réforme de la Pac en 2020 une occasion de réorientation favorable à l’avenir de l’agriculture. Trois modifications lui semblent primordiales : la sécurisation des reve- nus, une définition renforcée de l’agriculteur ac- tif percevant les aides, et une majoration des aides durant les 10 premières années après l’ins- tallation. L’accès au foncier est mis en avant comme un autre facteur à l’origine des difficultés. De moins en moins de baux à ferme sont conclus, et il devient impossible pour les agriculteurs d’acheter des terres au prix actuel. « Il convient de profiter de la future réforme du bail à ferme pour mettre en place des dispositifs qui permet- traient à la fois de rendre le bail plus attractif pour les propriétaires via des incitants fiscaux par exemple, tout en garantissant une sécurité d’exploitation suffisante pour les jeunes agri- culteurs ». La multifonctionnalité du métier pose égale- ment problème. « On ne parle plus du métier mais des métiers de l’agriculteur. Outre son rôle premier nourricier, l’agriculteur d’aujourd’hui est garant de la gestion des paysages, de l’envi- ronnement, parfois producteur d’énergie, par- fois aussi transformateur ou même commer- çant ». Il convient donc d’être suffisamment for- mé et conseillé pour faire face à ces nombreux rôles. Une difficulté supplémentaire est l’image du métier, très lourde à porter actuellement, qui de- mande une communication renforcée avec le grand public. « Ces derniers temps, l’image de l’agriculture a été écornée par des campagnes ou des reportages médiatiques faits d’analyses sub- jectives, de procès à charge qui stigmatisent tous les agriculteurs sans distinction ni nuance. » Coopérer pour être plus forts Enfin, Guillaume Van Binst conclut en souli- gnant l’importance de l’entraide et de la coopé- ration au sein du secteur. « Une mutualisation des forces en présence via un regroupement sous forme de coopérative par exemple, permet d’être plus fort, plus innovant, plus autonome face aux difficultés mais aussi face aux défis d’aujour- d’hui et de demain. » Le premier atelier portait sur les manières de chacun de communiquer, et l’importance de se cerner soi-même avant tout afin de comprendre les autres et de gérer les contacts. Les questions de la banque Les jeunes présents devaient ensuite choisir, entre quatre séances, les deux auxquelles ils souhaitaient assister, celles-ci se déroulant si- multanément. Un de ces ateliers avait pour thème la préparation de la rencontre avec la banque. Celui-ci était animé par Vincent Van Zande, de Crelan. « Cela peut parfois prendre 10 ans avant de se décider à s’installer, car il faut faire attention à ne pas foncer dans le mur », entame-t-il. « La banque va vous poser quatre questions : « Qui ?», « Quoi ?», « Comment ? » et « Quelle est votre capacité de rembourse- ment ? », mais il existe des outils pour vous aider à y répondre ». Le « Qui ? », c’est le profil de l’agriculteur. Son parcours, ses for- mations, ses forces et faiblesses, son expérience, son éligibilité aux aides, sa personnalité, etc. Le « Quoi ? » c’est la situation actuelle de l’exploitation et le pro- jet. L’état des bâtiments, l’état des baux, la rentabilité actuelle, la vo- lonté de créer un magasin à la ferme ou non, l’environnement ac- tuel (foncier, voisinage...), la vision à long terme, etc. Mais aussi l’identification des risques agri- coles : matériels, financiers, corporels, environ- nementaux, etc. Le « Comment ? », c’est la manière de finan- cer le projet. Grâce aux fonds propres, par dona- tion, à l’aide des subsides ou via un emprunt, mais aussi via un crowdfunding. « C’est une ma- nière très nouvelle de financer son projet, mais très intéressante car le financement participatif est à la mode. En plus, tous les participants au crowdfunding représentent autant de clients po- tentiels, ce qui est un argument supplémentaire lors d’une demande auprès de la banque ». La banque analysera également la rentabilité, la solvabilité et les liquidités du projet. Enfin, la capacité de remboursement néces- site un travail de l’agriculteur. Il faut revoir l’historique de l’exploitation avec le chiffre d’af- faires, les aides perçues et les revenus extérieurs éventuels par exemple. Mais il est également primordial d’établir le cash-flow de l’exploita- tion, ainsi que les plans financier et de trésorerie pour celle-ci. Vincent Van Zande souligne que plusieurs outils existent pour faciliter toutes ces re- cherches, comme l’analyse SWOT, pour Strengths/Weaknesses/Opportunities/Threats (forces/faiblesses/opportunités/menaces), qui permet de déterminer les options stratégiques à envisager. Ou encore le Business Model Canvas (BMC), un outil qui permet de dresser un état des lieux du modèle économique de l’exploita- tion. « Même un tableur excel est un outil simple qu’il faut apprendre à utiliser, car il permet de faciliter la tenue de votre comptabilité ! ». Une charge de travail mal jugée L’atelier sur l’organisation de la charge de travail était présenté par Amélie Turlot, du C ONGRÈS DES JEUNES AGRICULTEURS Le premier congrès des jeunes agriculteurs était organisé récemment à Ciney, suite à la réussite de la formation à l’installa- tion ayant eu lieu en 2016. Cette journée, réalisation conjointe de Fedagrim et de la FJA (Fédération des Jeunes Agricul- teurs), avait pour but de renforcer les capacités et compétences d’installation des (futurs) agriculteurs. Le congrès a notamment permis à des jeunes désirant se lancer dans l’agri- culture de discuter avec des professionnels du secteur et des producteurs ayant franchi le pas. J.D. M’installer en agriculture : ma décision !

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